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On considère généralement que la première Charte des droits de l’homme est la fameuse Grande Charte ou Magna
Carta, rédigée par les britanniques le 15 juin 1215.
Ce texte fondamental, divisé en 63 articles, introduit pour la première fois le concept d’ “Habeas Corpus” (aie ton propre corps), garantissant ainsi pour la première fois en
Europe un minimum de droits civiques aux populations féodales.
Presque simultanément, en Afrique occidentale, l’aube d’un Empire nouveau se lève.
Nous sommes en 1222 et un dénommé Soundjata Keïta se prépare à une lutte de longue haleine pour unifier le
Mandingue.
Il prend la tête de l’ésotérique confrérie des chasseurs, et ensemble ils définissent alors les bases juridiques de l’Empire nouveau, une Charte qui préfigure encore plus puissament que la
Magna Carta de ce qu’on appellera plus tard les droits de l’Homme: c’est la Charte du Mandé, plus diversement connue sous les appelations de
Donsolu Kalikan (Serment des Chasseurs), Dunya Makilikan (Injonction au Monde), ou plus courament Manden Kalikan (le Serment du
Mandé). ( voir article suivant SVP...)
En fait, il est bel et bien possible que la Charte du Mandé soit en réalité la toute première charte des droits de l’Homme au monde.
En effet, la traduction généralement acceptée de l’ “Habeas corpus” est erronée, car, explique un critique, “La formule débute l’ordonnance qui s’adresse au geôlier et non au
prisonnier. Il s’agit d’un ordre de produire le prisonnier devant la Cour : aie le corps [la personne du prisonnier], [avec toi, en te présentant devant la Cour] afin que son cas soit
examiné.”
Par conséquent, l’Habeas corpus tel que conçu dans l’inconscient collectif contemporain est donc un mythe.