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Des articles, des commentaires, des contributions, des extraits, de la poésie, des interviews d'auteurs en vue ou originaux dans leur démarche.

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LEOPOLD SEDAR SENGHOR (1906- 2002) – Morceaux choisis






Son œuvre poétique intégrale comprend :

Chants d’ombre

Hosties noires

Ethiopiques

Nocturnes

Poèmes perdus

 





PRINTEMPS

(in Poèmes perdus)

 

Des nuages s’étirent, s’étirent irréels

Entre les branches noires, entrelacés.

Tout l’hiver devant ma fenêtre qui s’en va

Et la danse de lumière sur les crêtes lointaines.

Cet oiseau jamais aperçu !

Et le printemps et mon amour.

Mes yeux qui s’éclairent, mes lèvres qui éclosent

Mon corps…



Il fait très doux et très clair

Le monde est calme autour, en tendresse.

Oh ! Un moment, rien qu’un moment de calme pour

Toute souffrance,

Car Dossie pleure les cris matinaux de ses enfants.

Du monde, je ne vois qu’un rectangle bleu

Strié de noir luisant



Les branches tendent leurs bourgeons au soleil,

Lèvres ouvertes, lèvres offertes,

Je n’entends que le chant de l’ami inconnu

Le pas monotone d’un pion

Et mon amour qui pousse dans le silence

Du printemps.

 

     LEOPOLD SEDAR SENGHOR



LEOPOLD ET LA DOUCE COLETTE


JOAL

Joal!
Je me rappelle.
Je me rappelle les signares à l'ombre verte des vérandas
Les signares aux yeux surréels comme un clair de lune sur la grève.
 
Je me rappelle les fastes du Couchant
Où Koumba N'Dofène voulait faire tailler son manteau royal.
 
Je me rappelle les festins funèbres fumant du sang des troupeaux égorgés.
 
Du bruit des querelles, des rhapsodies des griots.
Je me rappelle les voix païennes rythmant le Tantum Ergo,
Et les processions et les palmes et les arcs de triomphe.
 
Je me rappelle la danse des filles nubiles
Les chœurs de lutte - oh! la danse finale des jeunes hommes, buste
 
Penché élancé, et le pur cri d'amour des femmes - Kor Siga!
 
Je me rappelle, je me rappelle...
Ma tête rythmant
Quelle marche lasse le long des jours d'Europe où parfois
Apparaît un jazz orphelin qui sanglote, sanglote, sanglote.
 
           Poèmes.© Seuil, 1964


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B
Flap ... l'oiseau se pose <br /> <br /> Senghor vibre au monde ... j'adore !!!
M
<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> Oui... Il est d'une grande sensibilité...<br /> <br /> Merci et à bientot Busard<br /> <br /> <br /> <br />