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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 14:30

 

      Pourquoi l’Homme a-t-il éprouvé le besoin de créer des mythes ? Sont ils nés du besoin de connaitre le monde, d’en élucider le mystère ou d’une envie de le recréer différent ?

 

       Les mythes de création ou cosmogonies racontent l’histoire du monde, celle de l’homme pour lui tracer une voie à suivre en ce bas monde. Ils situent tous l’avenir de l’homme dans le passé.

 

       Dans ces récits mythiques, il y a des chemins, qui se croisent, s’entrecroisent, s’écartent ou se confondent. Ils sont peuplés de figures divines, humaines, animales, angéliques, démoniaques, féeriques ou monstrueuses. Ces etres vivent des situations extraordinaires, se tirent d’affaire devant des obstacles inattendus, inextricables, rocambolesques parfois.

 Mais ces figures mythiques ont toujours un sens symbolique. Le dragon, le serpent symbolisent une épreuve courante, quotidienne à laquelle il faut faire face. Les sirènes représentent la tentation. La chimère ? C’est le reve utopique. Tous les habitants du pays du mythe représentent une partie de nous-mêmes.

 

    Le mythe veut aussi dire qu’il n’y a pas de frontières entre le monde humain, le monde animal, tous deux appartenant au meme ensemble vivant. Humains, animaux et végétaux deviennent consanguins. On pourrait meme aller jusqu’au monde des étoiles puisque nombre de héros et héroines accèdent à l’immortalité sous forme de constellation.

Dans les mythes grecs, égyptiens, les dieux revetent une forme animale pour apparaitre aux yeux des hommes. Quelle leçon de modestie et de grandeur !

 

 

 

LA DEESSE TERRE

 

         Elle préside aux premiers enfantements du monde et n’a cessé de se rapprocher des hommes en se muant en un etre anthropomorphe. Elle devient Femme. Une femme gigantesque, à la dimension de la planète. Sa chair est le sol ; ses os sont les pierres ; ses cheveux, les plantes et les arbres ; son sang, les fleuves qui la parcourent ; sa matrice, les immenses cavernes soutteraines où s’élabore la genèse des etres.

 

        Elle est source inépuisable de vie. Chaque grain, chaque plante possède sa forme, sa fonction, son devenir propre. Les richesses dont elle regorge son exploitées avec sa permission.

 

       Les civilisations agraires ( Sumérienne, mésopotamienne, Grecque ) tiennent la Terre pour la Mère par excellence. Ils prient avant de la blesser avec le soc de la charrue, avant de moissonner.

 

       Nombre de fondateurs ont été abandonnés à la terre à leur naissance. Ils ont été élevé par leur Mère naturelle et grace à son concours, ont eu un destin exceptionnel.

 

        C’est de là que vient le mot Homme. L’Homo est né de l’Humus de la Terre.

 

 

L’EAU

 

 

          Pour que la Terre puisse enfanter, produire, il faut un principe générateur. Il arrive qu’elle enfante elle-même, à partir de sa propre substance, génération spontannée par l’humus, le limon. Mais cette génération n’est pas si spontanée que cela. La Terre, matrice supreme, reçoit la semence de vie et la mène au terme de la maturation. Cette semence est identifiée à la pluie.

 

Dans la plupart des grands mythes de la création du monde, l’eau est un élément existant. Elle correspond au chaos primordial : Apsou Sumérien, Noun Egyptien…


Apsou Dieu de l'eau douce.


     De tous les éléments constitutifs de l’univers : air terre, feu, eau, ce dernier est le seul à etre immatériel et uniforme. C’est un élément doué de pérennité, une fontaine d’immortalité.
Elle prend l’apparence d’un serpent d’un cheval, d’un etre andromorphe : nymphe ou naiade ; d’un etre hybride : centaure.
L’aube, midi, le crépuscule, sont les heures d’apparition des dieux. La source quitte alors son lit pour se meler à la danse de la lumière  et des formes. C’est aussi le pourquoi des eaux curatives et sacrées.

 

 

 

LE FEU

 

Les mythes qui en ralatent l’origine peuvent se grouper en trois catégories :

 

_ Bienveillance et générosité d’un Dieu qui le transmet à l’homme. Cette transmission se fait souvent par l’intermédiaire d’un oiseau. Chez les Grecs, Zeus est le roi des Dieux, le maitre de la foudre, le lanceur d’éclairs.


 Dieu du Tonnerre


_ Don d’un héros bienfaiteur qui le dérobe au ciel pour le transmettre aux hommes. Mais il transmet un feu différent de la foudre. C’est un feu domestiqué, qu’on peut conserver et transporter. Titan le transporte au coeur d’une plante sacrée, la Grande Férule dont la moelle, une fois enflammée, se consume très lentement sans bruler l’écorce qui l’entoure.

                           


                                      LA GRANDE FERULE


_ Par le biais du silex ou du bois male ( Laurier) qu’on fait pivoter sur du bois femelle (grenadier). Certains arbres privilégiés par les dieux recoivent la foudre plus souvent que d’autres (chène).

                  

 LAURIER                                                        GRENADIER



                   

CHENES




LE SOLEIL


 

     Il se lève le matin, se couche le soir. Ce continuel passage de l’ombre à la lumière, de la lumière à l’ombre avec ses phases successives : l’aube, le zénith, le soir, l’homme a mis des siècles à le prendre pour naturel. La permière image qui vient à l’esprit quand on pense au soleil, c’est celle du feu céleste, un immense brasier qui brule dans les profondeurs de l’espace. Mais ce feu, comment brule t il ? D’où tire t il son énergie ? Pourquoi disparait il chaque soir pour renaitre le matin ?

 

       En Egypte, le soleil a toujours joué un role primordial sous le nom de Ré , Amon, Aton et parfois Horus. La barque qui tire le dieu soleil est toute en or, elle est construite par les dieux et est longue 770 coudées. Les étoiles forment son équipage, tous les grands dieux l’escortent car ce Dieu gouverne l’univers.

 

       Chez les Grecs, le char du Dieu Soleil est tiré par des chevaux de feu qui suivent la route étroite du zodiaque parsemée d’épreuves et d’embuches. C’est là aussi, un Dieu juge, législateur supreme, garant de la justice, de l’ordre divin, un roi de l’univers, un roi-soleil…

 

LA LUNE


 

         Différente du soleil, plus proche de la terre, plus petite, rayonnante d’une lumière plus faible, elle joue un role moins majestueux.

 

Elle commande aux forces nocturnes. Elle ne reste jamais intacte. Chaque mois, elle diminue, change de forme, se mue en un croissant aux cornes menaçantes et disparait trois jours pour réapparaitre. Cycle de disparitions et de réapparitions sans fin… Morts et ressurections périodiques.

 

La lune gouverne la mort et l’immortalité. C’est l’astre qui gouverne les épreuves, les calvaires, les initiations avec leur lot de sagesse et de révélations.

 

Les textes les plus anciens, ceux de Summer et ceux de l’Egypte ont exalté les pouvoirs subtiles de la déesse lune. Tout ce qui subit un rythme est associé à la lune : les eaux (marées), les plantes, les femmes, la mort, l’immortalité. Le Dieu lune avait son sanctuaire et ses rites.

 

Le Dieu Osiris, comme la lune, meurt pour ressuciter le 3 eme jour.

 

La Lune, Déesse, séduit les hommes…

 

 

FLEURS ET PLANTES

 

Les fleurs et plantes sont très présentes dans les récits myhtiques.

 

La myrrhe : Myrrha fut transformée en arbre pour avoir provoqué une relation inceste avec son père dont elle était tombée amoureuse. De cette union naquit un fils mais elle le mit au monde avant d’avoir été complètement transformée en arbre.

 





La Jacinthe 
: Jadis blanche, elle est tachée par le sang d’Ajax qui se répandit sur elle et lui donna sa coloration rouge.

 







 

   L’Anémone : Idem pour cette fleur qui, elle, doit sa coloration rouge au sang d’Adonis

 




L’Hibiscus 
:
Quant à lui, est teinté par le sang de la première femme soumise au cycle menstruel.

 



  Les Roses
 : Doivent leur coloration rouge à Aphrodite qui se piqua à une épine.

 













      



                 La Narcisse : Elle cherche dans l’eau le reflet de son ancien visage humain.

 




        La Daphnée
 : Daphnée n’était guère portée vers les hommes. Apollon la vit et tomba follement amoureux. Elle refusa ses avances. Le Dieu la poursuivit. Elle pria Zeus de l’aider. Il la transforma en Laurier Sauvage. Apollon n’en continua point de l’aimer.Le Laurier resta la plante en usage dans les cultes d’Apollon.

 







                        
Les Trembles et les Peupliers
 : Deux soeurs, (Héliades et Méléagrides) pleurent la mort de leur frère (Phaéton et Maléagre). Apollon, ému par leur tristesse, les transforme en arbres frémissants.

 




                                

La Mandragore : Elle serait née du sperme d’un pendu… Elle pousse un cri perçant qui tue celui qui la cueille. Elle favorise les reves prémonitoires et l’Amour.

 

 

 




En savoir plus ? Lire le Dictionnaire amoureux de la Mythologie de Jacques Lacarrière
.

 

 
Jacques  Lacarrière (1925-2005)



ü      Écrivain

ü       Poète

ü      Traducteur (du grec)

ü      Grand voyageur

ü      Né à Limogne en 1925, il a passé toute sa jeunesse à Orléans

ü      licence de lettres classiques à la Sorbonne, à Paris

ü      Parallèlement, il suivait des cours de grec moderne et d'hindi à l'École des langues orientales.

ü      1947, premier voyage en Grèce

ü       Juillet 1950, il part pour la première fois seul en stop. Voyageant la plupart du temps à pied, il est vu comme l'un des précurseurs de la mode de la randonnée, ou des premiers « routards ».

ü      Helléniste passionné, il séjourne en Grèce de 1952 à 1966 et découvre la culture grecque moderne.

ü      La publication de L'été grec dans la collection Terre humaine en 1976 qui le fera connaître comme écrivain.

ü      Mais déjà en 1973, il avait fait paraître Chemin faisant racontant une traversée de la France, un ouvrage qui a été réédité près d'une vingtaine de fois.

ü      Il a publié plusieurs traductions du grec ancien, notamment : Pausanias, Promenades dans la Grèce antique (Hachette, 1978), En cheminant avec Hérodote (Hachette, 1998), Orphée, Hymnes et discours sacrés (Imprimerie nationale, 1995), Sophocle, 'dipe roi, 'dipe à Colone, Antigone (Le Felin, 1994).

ü      Il a aussi contribué à faire connaître en France, en les traduisant, un grand nombre de poètes et prosateurs grecs contemporains parmi lesquels Vassilikos, Taktsis, Séféris, Elytis, Ritsos, Frangias, Prévélakis…

ü       Agnostique déclaré, il a séjourné longuement au Mont Athos et écrit plusieurs livres de spiritualité.

ü      Jacques Lacarrière est mort en septembre 2005 des suites d'une opération banale du genou, lui qui a tant marché tout au long de sa vie. Il était marié à la comédienne d'origine égyptienne Sylvia Lipa. Dans ses dernières volontés l'écrivain a souhaité être incinéré, et que ses cendres soient dispersées en Grèce.

 

 

Bibliographie

Dictionnaire amoureux de la Grèce (Plon, 2001)

Un jardin pour mémoire (Nil, 1999)


La poussière du monde (Seuil, 1998) : roman

Ce bel et nouvel aujourd'hui (Ramsay, 1998) : lectures pour le temps présent

Grèce vue du ciel (Gallimard, 1996)

Visages athonites (le Temps qu'il fait, 1995)

L'enfance d'Icare (Syrmos, 1995)

Les gnostiques (Albin Michel, 1994)

L'envol d'Icare (Seghers, 1993)

Chemins d'écriture (Plon, 1991)

Alain-Fournier, ses demeures (C. Pirot, 1991)


Sourates (Albin Michel, 1990)

Le Livre des genèses (P. Lebaud, 1990))

Ce bel aujourd'hui (Le Grand Livre du Mois, 1989)

La Cappadoce (Hatier, 1988)

À la tombée du bleu (Fata Morgana, 1987)

En suivant les dieux : le légendaire des hommes (Hachette, 1986)


Lapidaire (Fata Morgana, 1985)

Chant profond de la Grèce (LARC, 1982)

Abécédaire du temps passé (Rouge et or, 1982)

Le pays sous l'écorce (Le Seuil, 1996)


Les Inspirés du bord des routes (Le Seuil, 1978)


Gens du Morvan (Chêne, 1978)

L'Aurige : poème (Fata Morgana, 1977)


L'été grec (Plon, 1976)

Chemin faisant (Fayard, 1973) : mille kilomètres à pied à travers la France,


Les Mille et une portes (Balland, 1973) : conte

La Cendre et les étoiles (Balland, 1970)

Promenades à Moscou et à Léningrad (Balland, 1969 )

Promenades dans la Grèce antique (Balland, 1967)

La Grèce des dieux et des hommes (Union latine d'éditions, 1965)

Les Hommes ivres de Dieu (Arthaud, 1961)



 
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30 décembre 2008 2 30 /12 /décembre /2008 00:20




 

 

 

 

 

 

NOTE DE LECTURE

 

 
                Un anthropologue franco-sénégalais, noir et musulman, Tidiane Ndiaye, a pour projet une réécriture objective et sans complaisance de la traite négrière.

Un sujet à la fois tabou et polémique, un constat accablant fait à partir d’une recherche bien documentée. On note chez l’auteur une certaine distance par rapport aux événements. Son soucis semble être la réhabilitation historique, un éclairage juste sur le passé, une meilleure compréhension du présent afin de faire face à l’avenir sur des bases lucides. « Aucune amnésie volontaire ne réussira définitivement à voiler une vérité historique »… Tidiane Ndiaye dixit, dénonçant ainsi une certaine solidarité idéologique et religieuse qui chercherait à recouvrir la traite arabo-musulmane du voile de l’oubli. Cependant, rappelle t’il, « ce crime est juridiquement et moralement imprescriptible ».

 

« Le Génocide voilé » dénonce l’esclavage, une des caractéristiques de l’humanité toute entière. Il décrit les formes d’asservissement pratiquées dans les sociétés traditionnelles d’Afrique noire, qu’il assimile à un servage. Il compare aussi la traite atlantique qui a duré quatre siècles à la traite arabo-musulmane qui, elle, a duré treize siècles. Laquelle fut la plus dévastatrice ? L’Emir et Général arabe Abdallah  Ben Saïd avait, en 652, imposé aux soudanais un accord : le Bakht, qui les obligeait à livrer annuellement 360 captifs. Ces hommes étaient prélevés sur la population du Darfour. C’est ainsi qu’une traite négrière fut pour la première fois inventée par les arabes. Elle devint arabo-musulmane à partir du moment où, dépassant le commerce transsaharien et oriental, elle concerna aussi les berbères du Maghreb et les turcs. Cette ponction humaine ne s’arrêta qu’au XX° siècle.

Le mot « Génocide » illustre la volonté farouche des arabes d’empêcher que les nègres ne fassent souche. L’auteur dit tout : les tactiques inspirées du Djihad pour se procurer des esclaves, des justifications racistes, la motivation mercantile, la castration, la légalisation et même la sanctification de la traite négrière. Il relate aussi l’effondrement des civilisations africaines, le dépeuplement, les cortèges d’esclaves le long des routes jalonnées de squelettes ou de dépouilles en putréfaction… Une épouvantable normalisation du système qui a duré des siècles. Pour illustrer ces dires, il cite un célèbre historien arabe, Ibn Khaldoun qui écrivait : « Les seuls peuples à accepter l’esclavage sont les nègres, en raison d’un degré inférieur d’humanité, leur place étant plus proche du stade animal ».

Du coran, l’auteur a une approche très équilibrée, contestant la mauvaise interprétation de certains textes. Il mentionne des musulmans qui ont eu à combattre l’esclavage.

 

Le « Génocide voilé » ? Un tabou violé, une polémique qui enfle, un essai bien documenté… Il est édité par Gallimard.

 

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20 décembre 2008 6 20 /12 /décembre /2008 16:31

 

 

 

NOTE DE LECTURE PRESENTEE PAR MME MARIE LOUISE SOCK A L'EMISSION LITTERAIRE TELEVISEE « EMPREINTE» DE M.SADA KANE SUR CANAL INFO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Boubacar Boris Diop _ Sénégal

 

 

Depuis 1981, Boubacar Boris Diop écrit des romans qui interpèlent et captivent, tant sur le plan de la problèmatique abordée que par la technique du récit. Doomi golo a créé la surprise, étant écrit en wolof, langue parlée en Afrique de l’ouest.

 

L’auteur a pu se mettre à l’écoute de son monde, de son environnement social et a su, avec bonheur, utiliser expressions et tournures du langage courant.

Doomi Golo pose l’équation de la transmission du savoir sur le plan intergénérationnel. L’auteur y propose des pistes, plus ou moins judicieuses, pour la conservation de la mémoire collective.

 

Nguiraan Fay, personnage principal, a 78 ans. Ancien militant d’un parti d’obédience marxiste, il veut aller au fond des choses. Dans la solitude de sa chambre, il écrit sans censure aucune, restituant sa pensée, faisant des digressions, s’excusant… Ses notes, consignées dans des cahiers d’écolier, sont destinées à Badu, son petit fils résidant outremer et sans adresse connue.

A la mort de Nguiraan, Ali Kaboy, le fou du quartier est chargé de transmettre le legs. Il assume sa mission, mais à sa manière. Il revient sur Patrice Lumumba et son combat contre le colonisateur et hurle aux habitants de la ville des vérités embarrassantes.

 

La métaphore du singe permet à l’auteur de tendre le miroir à l’homme africain. Il l’exhorte à tourner le dos à l’imitation et à se voir tel qu’il est, le poussant aussi à prendre position.

 

Le roman est édité au Sénégal par les éditions Papyrus Afrique.

 

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 15:57

 

 

 

 

NOTE DE LECTURE PRESENTEE PAR MME MARIE LOUISE SOCK A L'EMISSION LITTERAIRE TELEVISEE                        « EMPREINTES» DE M. SADA KANE SUR CANAL INFO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grand prix littéraire de l'océan Indien et du Pacifique / 2008.

 

 

Née à Tananarive, elle quitte Madagascar en 1983 pour des raisons politiques et arrive à Paris où elle obtient un DEA en Sociologie. Elle fut journaliste à RFI, RFO et France Culture. Elle est professeur en lettres Malgaches.

 

 

Juillet au pays est la chronique d’un retour au pays, un récit de voyage de l’écrivain qui passe ses vacances au pays natal tous les mois de juillet.

 

 

Madagascar et sa capitale Antananarivo s’offrent au regard de celle qui vit de l’autre coté de la mer. Ces retrouvailles avec la terre de son enfance, ses souvenirs, ses amis d’enfance, le contact avec son peuple la font réfléchir à ses deux cultures, ses deux histoires, ses deux horizons. « Un jour, on s’en va, sans comprendre qu’on sera dorénavant citoyen de nulle part, à la recherche de racines toujours arrachées. » Elle tente de comprendre d’où elle vient et qui elle est. Une quete identitaire qui oscille et s’épanouit au point de rencontre entre son histoire personnelle, individuelle et l’histoire collective, celle de son pays.

 

Les tiroirs du souvenir s’ouvrent peu à peu. Elle déverse la tendresse qu’elle a pour ce peuple qui est le sien. Elle représente la dignité de ce pays dans le silence des collines et le rythme de la langue malgache. Elle décrit Madagascar sans complaisance aucune en termes de pauvreté, en termes négatifs. Elle s’engage, raconte, se fait témoin pour donner une vision juste de son pays dont l’histoire est façonnée par la traite, la colonisation, la dictature, la violence et la dépendance économique. Elle dénonce « cette glue insidieusement distillée qui empeche de réfléchir, de discuter, de se révolter ». Elle cherche à faire passer tout ce qui est Madagascar avec ses contradictions et dit tout l’amour qu’elle a envers ce pays, ce peuple forgé à l’aune du dénuement. Elle dit le silence  de ceux qui se font violence pour ne rien laisser transparaitre et la misère, deux entités omniprésentes.

 

Juillet au pays est un très beau livre illustré de photos en noir et blanc, un récit farci de poésies et de citations en langue malgache.

Il est édité par ELYTIS

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AGENDA



 

 

L'ASSOCIATION DES AMIS DE LA NATURE DE L'UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR ORGANISE UNE JOURNEE DE L'ENVIRONNEMENT LE MERCREDI 08 JUIN A L'UCAD.

 

PROGRAMME:

- EXPOSITION SUR L'OEUVRE DE MICHEL ADANSON

- CONFERENCE SUR LE THEME: LES PLANTES MEDICINALES, MYTHES, CROYANCES, VERTUS ET MEFAITS.

 

 

 

 

 

L'harmonie et la beauté d'un jardin résident dans la diversité de ses fleurs, couleurs et parfums. De la sorte, la beauté de l'humanité réside dans la diversité de ses peuples, de ses couleurs, de ses langues. Telle est la vision des artisans de la paix, pour qui les différences sont une nécessité de vie.


Cheikh Abdoulaye DIEYE ( International Sufi School)






Love will be a colour
Behind a small door
When heart knocks your soul
In love you may fall

Busard























" Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante et traumatisante, elle doit marquer son signe; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture."
Andrée Chédid





' Ecrire, c'est très dur, avec de grandes fenêtres de joie "
Andrée Chédid









" ALLER ME SUFFIT "
René CHAR






Sortie le 5 novembre du dernier livre de Dominique de Villepin: "Le dernier témoin", publié chez Plon.


Né d’une conversation de l’auteur avec le cinéaste Luc Besson, ce conte philosophique rapporte l’histoire du survivant d’un incendie planétaire : un arbre qui prend la parole pour transmettre l’histoire de ce qu’il a connu:

"La Terre a été ravagée par le feu. Tout, désormais, est recouvert de cendres et les rares êtres qui subsistent encore n'ont plus grand-chose d'humain.

Seul indice de la splendeur du monde passé, un arbre règne sur les vestiges d'une ville morte. Il est le dernier témoin de ce qu'a été l'humanité et, au milieu du silence, il prend la parole : dans ce monde perdu, il veut sauver ce qui peut encore l'être, et transmettre leur héritage à ces hommes qui n'en sont plus.

En racontant son incroyable destin - indissociable de l'histoire du monde -, l'arbre va tenter de faire comprendre au peuple de cendres ce qu'est la vie et lui rendre ainsi son humanité."

 

En savoir plus sur la bibliographie de l'écrivain DE VILLEPIN ?

Voir SVP article le concernant.










Mme Marie Louise SOCK vient de créer un blog pour l'entreprise " LES LAURIERS" : Management des écoles _ Conseil _ Formation des enseignants.

Si vous désirez le consulter, cliquez sur le lien ci dessous SVP.

   http://leslaurierscosultance.over-blog.com


                                        







Parution le 20 Aout 2009 du nouveau roman de Boubacar Boris Diop.


'Les Petits de la Guenon" est la version française "Doomi Goolo "  publié en 2003 par les éditions Papurus de Seydou Nourou Ndiaye. La version française est l'oeuvre des éditions Philippe Rey (France)

Vous trouverez dans ce blog trois articles sur l'écrivain Boubacar Boris Diop... Bonne lecture...












UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT LOUIS



 


CENTRE DE RECHERCHES ET DE DOCUMENTATION DU SENEGAL (CRDS)

 

INVITATION

 

 

La Directrice et le personnel du CRDS vous convient à la conférence sur « De l’actualité de la réflexion philosophique », animée par Monsieur Amadou Alpha SY, Ecrivain, professeur de philosophie Conseiller Pédagogique au Pôle de Formation de Saint-Louis.

 

Mercredi 3 juin 2009 à 15h 30

Lycée Ameth FALL

 

 

 

 

 

 Pont FAIDHERBE de Saint Louis


















 









AGENDA LITTERAIRE ET CULTUREL: Festival du conte à Gorée du 10 au 17 Mai

CF. Article

Cf. Programme sur Dakar et Gorée























 Quand le chant de l'oiseau perce dans le silence
Et que pèse sur lui un vide bien réel
Pleure son âme prise à l'étau de l'absence
Recherchant dans les trilles un petit coin de ciel
L'Oiseau
























 SPLEEN...

Parfums capiteux senteurs enivrantes

Images enfouies dans les replis de ma mémoire

Palimpseste

Sur ma table un Christ

Larmes de sang écarlates

Front pâle lèvres exsangues

Attente

Et le temps d’égrener son long chapelet d’ennui

Et le globe de valser

Et moi de tituber d’ivresse

Flirtant avec le vide

Et j’ai crié ton nom

Crié ma peur 

Tandis qu’hurlait l’écho !

 

Dis, sais tu la couleur du vent

Quand souffle le blues ?

LOU




















  " Au plus fort de l'orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer. C'est l'oiseau inconnu. Il chante avant de s'envoler."
Les Matinaux(1950)_ René Char




















   "Comment vivre sans inconnu devant soi?"
Fureur et Mystères(1948), Le poème pulvérisé_ René Char
















 " Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront."
Les Matinaux(1950)_ René Char



















   Je n'ai pas peur, j'ai seulement le vertige. Il me faut réduire la distance entre l'ennemi et moi. L'affronter horizontalement."
Feuilets d'Hypnos(1946)_ René Char




















"Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir."
Feuillets d'Hypnos(1946) René Char
















 " C'est bien la pire peine de ne savoir pourquoi, sans amour et sans haine, mon coeur a tant de peine".
Paul Verlaine











 La croisade des enfants

"Pourra t on un jour vivre sur la terre sans colère, sans mépris, sans chercher ailleurs qu'au fond de son coeur la réponse au mystère de la vie? Dans le ventre de l'univers des milliers d'étoiles naissent et meurent à chaque instant où l'homme apprend la guerre à ses enfants."
Jacques Higelin















" Acculmule puis distribue. Sois la partie du miroir de l'univers la plus dense, la plus utile, la moins apparente."
René Char