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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 17:57
 

 

O MERES !...

 

 

Quête absurde

Errance dans les labyrinthes de l’existence

Es tu Femme

Es tu Mère

O toi qui pleures cheveux ébouriffés dans la tourmente

Que sont ces serres empoignant ta coiffure

Semant tes cheveux au vent

Aux quatre vents de la haine

Es tu Mère

O toi qui gémis

Toi qui hurles

Sous l’assaut de tortionnaires

Sous les stries de mille lanières

Lanières de cuir déchirant ta chair

Es tu Mère

O toi qui hurles

Qui hurles

Hurles à mort

Face aux restes putréfiés du fruit de tes entrailles

O mère qui pleure

Mère qui gémit

Mère qui sanglote

Eperdue

O mère

Mère du monde

O toi mère des hommes

Mère de l’enfant

Cet enfant aux yeux d’adulte

Errance

La douceur de tes mains sur mon front

Front tourmenté des soirs d’orage

Front orageux des matins d’hivernage

Quand le temps revêt son lourd manteau

Et qu’étouffent les hommes dans l’infernale étuve

La tendresse de ton regard

Baume sur mes béantes plaies

Plaies saignantes de mon âme

S’en va l’enfant aux yeux d’adulte

Errance

S’en va l’errant aux yeux d’adulte

Sur les noirs sentiers de l’absurdité.

 

 

 

A toutes les Mères du Burundi et du Rwanda .

A toutes les Mères victimes de la violence aveugle des hommes.

 

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MARILOU GINGIMBRE - dans POESIES
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 17:49
J’émiette, pensive, les hommes qui ont plus ou moins pesé dans la balance, sans complaisance aucune, sous la lumière crue du soleil.Complice, je l’ai été, offrant parfois, de bonne grâce, les lanières de cuir qui me flagelaient à mort.
L’attrait du fruit défendu, dans les gênes inscrit. « Au serpent tentateur, tu résisteras! » Mais elle succomba, souriante. C’était quand au fait? Qu’importe… C’est comme l’histoire du Père Noël…
La main qui se tend, involontairement, c’est plus fort que moi, ça remonte à l’aube de ma vie. Il y avient ces délestages… Plouf! Plongeons habituels inévitables dans l’obscurité.
Comme quoi, ce n’est pas nouveau, Samuel peut se vanter de n’avoir rien inventé. Mille soupirs résignés et l’allumette flambait. A la lumière vascillante du cierge, mille images chinoises fleurissaient. Grand-mère se surpassait et apparaissaient des oiseau, des chiens, des chats, des chameaux qui m’enchantaient. Apparitions. Disparitions. J’applaudissais et sournoisement, me coulais doucement vers la bougie, irrésistiblement attirée.
Un coup sec sur les doigts.
Vigilents, ils étaient…
Et je me mettais à pleurer. Grosse déception d’enfant, premières frustrations, premiers drames. « Tu ne toucheras pas, ma fille! » Oh que si, je toucherais va… Je palperai, je triturerai… Je n’avais pas encore mordu dans la pomme, elle se parait de mille atours, tentatrice.

Aujourd’hui de même d’ailleurs, je n’en suis pas encore guérie, de ce défaut. Le ver est sous la peau, invisible, caché. Pourtant, il y a ce trou dans le fruit, minuscule certes, qui dénonce l’intrus. Il crève les yeux. Je me crève les yeux. Ni vu, ni connu, ni prévenue. J’éteins la bougie. J’éteins le soleil d’un coup de baguette magique. Ténèbres propices et je croque la pomme, le ver avec. Pouah! Pas étonnant que je le recrache, le mec, avec son parfum d’amertume. Passées les premières bouchées, pourriture!... Bouchées recrachées cynique. « Eve ou Manthie du poète? » Dites moi…

J’émiette les défauts, ceux qu’on supporte, ceux qui horripilent, ceux sur lesquels on ferme les yeux, ceux qui sautent aux yeux. La tonne et le quintal. Une journée n’y suffirait pas. Trop de lucidité nuit. Microscope... Et tous les détails apparaissent.  Je m’indigne contre mes yeux qui s’ouvrent, préférant faire l’autruche. Rendez moi mes œillères! C’est si bon de tomber amoureux, de s’envoler sur des nuages roses munie d’ailes dorées, le temps que cela durera, au risque d’atterrir sur les fesses à grands fracas. J’exige mes œillères! C’est si bon de se prendre pour le centre du monde, le trouvant beau comme un Dieu, de chanter sa peau couleur de nuit ou de lait, les sentiers incandescents de son corps, les tendres étreintes, les baisers enfiévrés, délicieusement idiote.
Toute hargne s’estompe alors, plus de ressentiment, lucide, je suis, plus agressive pour un sou.
Lassitude...
 En fait, c’est le boulet au pied à perpétuité, les hommes. Je ne peux pas faire sans, autant faire avec… La guerre fratricide n’aura pas lieu. Défaut de fabrication, je ne pense pas être faite pour la guerre.......





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MARILOU GINGIMBRE - dans EXTRAITS
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 12:29

         

...Je tourne en rond dans la maison obscure. Encore ces délestages « indépendants de leur volonté ! » Mais qu’est ce qui cloche dans ce pays? Quelque chose s’est détraqué quelque part. Mais, où ? Faire l’autopsie de ce grand corps gangrené et putride. Nous sommes des macchabées, d’hideux cadavres ambulants. Berk! Trève de bêtises.

Je prends un livre, n’importe lequel sur l’étagère. La flamme de la bougie dessine des fantomes et des sorcières sur les murs.

Et danse Mame Comba Bang

Et chante Mame Comba Castel

Et se pavanne Mamy Wata

C’est la ronde des Princesses de mes rêves sur les murs lépreux.


Les mots défilent sur les feuilles, pâles, exsangues, morts. Ce livre n’est qu’un vieux cimetière abandonné, triste, parsemé d’herbe sèche. Mon angoisse murit. Je couve ma peur et me penche sur elle, inquiète, comme le font les poules. La conserver à bonne température sinon, gare à l’ébullition et au raz de douleur qui en résulterait. Ca se dit? Qu’importe. Pourvu que l’on puisse se figurer ce trop plein qui déborde et se déverse. Et puis zut!... Il fait sombre, trop sombre tout d’un coup. Les anges ont tiré les rideaux dans le ciel, de lourdes tentures noires. Puis des étoiles s’allument, une à une… M’évader, délirer… Le ciel devient un vaste champ parsemé de lumières scintillantes. Faire valser mon imagination… Je berce ma douleur dans mon jardin dévasté. Où donc est Il? Je cours après le vent. Bonjour la déconfiture! Pour l’heure, il me faut vivre, décompresser doucement, m’assoir et écrémer. Je me déverse sur ma feuille blanche, accouchant de mes mots, de mes maux, de mon angoisse et de ma rage. Il faut économiser la chandelle qui se consume par les deux extrémités.......






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MARILOU GINGIMBRE - dans EXTRAITS
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 12:21
 

URNES ASSOIFFEES

 

Un bled perdu

effacé mort

Des nuages de poussière

Des fantômes

Fantômes gris

Fantômes de mon peuple

Tout est gris

Le ciel la terre les corps

les cœurs et les rires

Les sourires sont gris

Et les pleurs aussi

 

Des silhouettes se dessinent dans le brouillard poussiéreux

Silhouettes surmontées de vases

Vases de terre aussi gris que les visages

Des vases assoiffés

Comme les gorges grises qui avancent

Qui rampent depuis l’aube

A la recherche de l’eau salvatrice

J’ai suivi un chapelet de fantômes glissant dans la poussière

Compter

Compter les minutes les heures les jours

Marcher

Depuis quand marchions nous en silence un vase d’argile vissé sur la tête

Les yeux vides

Si vides

Emplis de silence et d’oubli

Les gorges sèches

Si sèches

Ha ce que j’ai soif

Soif de sourires de chants d’amour

J’ai soif si soif

Où donc la source

Nous avons gémi une chanson silencieuse

Nous avons murmuré le cri de la soif

Alors que nos lèvres craquaient

Nous abreuvant d’un sang gris

Gris comme le temps

Gris comme les hommes

Nous avons pleuré le blues des désespérés

Dans les sentiers poussiéreux

Qui ricanaient ironiques

Comptabilisant la chute des assoiffés

Nous avons erré dans le désert de nos vies

Cherchant la source

Celle qui apaiserait notre soif

Notre cruelle soif d’Amour

Où donc la source de Vie?

 

                                                               

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MARILOU GINGIMBRE - dans POESIES
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16 novembre 2008 7 16 /11 /novembre /2008 00:24

 

        J’aimerais oublier ce chant qui refuse de mourir en moi, refrain obsédant, agaçant, qui revient au fil du temps hanter ce qui reste de moi, importun vous agaçant jusqu’à vous métémorphoser en une pelote de nerfs emmêlés, un inextricable enchevêtrement.

Exorcisme douloureux et inefficace, incantations et potions inutiles, futiles… Il suffit d’un rien pour que hurle ma douleur: un frangipanier en fleurs, un bureau désert et poussiéreux, un regard croisé, un vieux sac de cuir négligement posé sur une table et … refleurit en moi l’hymne muselé, le chant sacrilège, la ballade des bannis…

Absence omniprésente. Nous avons sillonné ensemble tant de lieux sans visages, la main dans la main: maisons lépreuses, villes aveugles drapées d’un noir manteau et le jour naissant nous cueillait tremblants de fatigue, les yeux emplis de plaies, de varices et d’abcés purulents. Frissons d’horreur, plongeon dans l’abime de l’oubli. Tais toi ma chanson!

Car elle chante ma kora, surgie de nulle part, caressée par des mains noires, amoureuses, possessives et exigeantes qui déchirent le blanc silence alors que les arbres penchent un peu plus et que les statuettes esquissent de langoureux pas de danse. La jeune fille d’ébène regarde la tablée subjuguée, défardée.

Silence.
Silence de la rose que l’on cueille pour l’offrir, silence
de l’encens qui monte étreignant les prières, silence des mains jointes implorant les cieux.


Je psalmodie inlassablement le refrain jadis entendu sous ces arbres qui regardaient la maison assise, solitaire. Je répétais ce refrain face à cette femme qui attendait, cheveux épars, visage d’ailleurs. Il me fallait égrener ce silence par instants éclaté comme des bulles de savon: un oiseau qui pépie, une branche qui craque, le vent bleu qui souffle doucement, les feuilles qui bruissent de concert, la cigale qui chante…
Comme ce soir, j’émiettais le bruit et j’attendais dans ce silence peuplé de vie.
........





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MARILOU GINGIMBRE - dans EXTRAITS
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 21:28
Salut,

Je voudrais partager avec vous le fruit de mes réflexions, mes écrits, articles et contributions. Co petit mot rien que pour tester mon blog, être sûre que la novice que je suis a bien pu y arriver et que ce blog pourra enfin fonctionner....
 A très bientôt
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15 novembre 2008 6 15 /11 /novembre /2008 20:57

Ceci est le premier article de votre blog. Il a été créé automatiquement pour vous aider à démarrer sur overblog. Vous pouvez le modifier ou l'effacer via la section "publier" de l'administration de votre blog.

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J 'ai reçu plusieurs questions oncernant les statistiques et la visibilité du site.  Je consens donc à faire un compte rendu quotidien et en profite pour remercier du fond du coeur tous mes lecteurs et ceux qui, par leurs contributions et commentaires publiés ou pas, m'aident à me corriger et à en améliorer le profil.

Il a été Créé le 15 Novembre 2008 ... A ce jour, 07 Mars 2013, il y a eu:
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Merci à vous tous ...

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Mme Marie Louise SOCK vous annonce l'ouverture du blog consacré à ses activités professionnelles. Le Cabinet de consultance LES LAURIERS  est une structure qui intervient dans le volet EDUCATION.

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L'ASSOCIATION DES AMIS DE LA NATURE DE L'UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR ORGANISE UNE JOURNEE DE L'ENVIRONNEMENT LE MERCREDI 08 JUIN A L'UCAD.

 

PROGRAMME:

- EXPOSITION SUR L'OEUVRE DE MICHEL ADANSON

- CONFERENCE SUR LE THEME: LES PLANTES MEDICINALES, MYTHES, CROYANCES, VERTUS ET MEFAITS.

 

 

 

 

 

L'harmonie et la beauté d'un jardin résident dans la diversité de ses fleurs, couleurs et parfums. De la sorte, la beauté de l'humanité réside dans la diversité de ses peuples, de ses couleurs, de ses langues. Telle est la vision des artisans de la paix, pour qui les différences sont une nécessité de vie.


Cheikh Abdoulaye DIEYE ( International Sufi School)






Love will be a colour
Behind a small door
When heart knocks your soul
In love you may fall

Busard























" Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante et traumatisante, elle doit marquer son signe; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture."
Andrée Chédid





' Ecrire, c'est très dur, avec de grandes fenêtres de joie "
Andrée Chédid









" ALLER ME SUFFIT "
René CHAR






Sortie le 5 novembre du dernier livre de Dominique de Villepin: "Le dernier témoin", publié chez Plon.


Né d’une conversation de l’auteur avec le cinéaste Luc Besson, ce conte philosophique rapporte l’histoire du survivant d’un incendie planétaire : un arbre qui prend la parole pour transmettre l’histoire de ce qu’il a connu:

"La Terre a été ravagée par le feu. Tout, désormais, est recouvert de cendres et les rares êtres qui subsistent encore n'ont plus grand-chose d'humain.

Seul indice de la splendeur du monde passé, un arbre règne sur les vestiges d'une ville morte. Il est le dernier témoin de ce qu'a été l'humanité et, au milieu du silence, il prend la parole : dans ce monde perdu, il veut sauver ce qui peut encore l'être, et transmettre leur héritage à ces hommes qui n'en sont plus.

En racontant son incroyable destin - indissociable de l'histoire du monde -, l'arbre va tenter de faire comprendre au peuple de cendres ce qu'est la vie et lui rendre ainsi son humanité."

 

En savoir plus sur la bibliographie de l'écrivain DE VILLEPIN ?

Voir SVP article le concernant.










Mme Marie Louise SOCK vient de créer un blog pour l'entreprise " LES LAURIERS" : Management des écoles _ Conseil _ Formation des enseignants.

Si vous désirez le consulter, cliquez sur le lien ci dessous SVP.

   http://leslaurierscosultance.over-blog.com


                                        







Parution le 20 Aout 2009 du nouveau roman de Boubacar Boris Diop.


'Les Petits de la Guenon" est la version française "Doomi Goolo "  publié en 2003 par les éditions Papurus de Seydou Nourou Ndiaye. La version française est l'oeuvre des éditions Philippe Rey (France)

Vous trouverez dans ce blog trois articles sur l'écrivain Boubacar Boris Diop... Bonne lecture...












UNIVERSITE GASTON BERGER DE SAINT LOUIS



 


CENTRE DE RECHERCHES ET DE DOCUMENTATION DU SENEGAL (CRDS)

 

INVITATION

 

 

La Directrice et le personnel du CRDS vous convient à la conférence sur « De l’actualité de la réflexion philosophique », animée par Monsieur Amadou Alpha SY, Ecrivain, professeur de philosophie Conseiller Pédagogique au Pôle de Formation de Saint-Louis.

 

Mercredi 3 juin 2009 à 15h 30

Lycée Ameth FALL

 

 

 

 

 

 Pont FAIDHERBE de Saint Louis


















 









AGENDA LITTERAIRE ET CULTUREL: Festival du conte à Gorée du 10 au 17 Mai

CF. Article

Cf. Programme sur Dakar et Gorée























 Quand le chant de l'oiseau perce dans le silence
Et que pèse sur lui un vide bien réel
Pleure son âme prise à l'étau de l'absence
Recherchant dans les trilles un petit coin de ciel
L'Oiseau
























 SPLEEN...

Parfums capiteux senteurs enivrantes

Images enfouies dans les replis de ma mémoire

Palimpseste

Sur ma table un Christ

Larmes de sang écarlates

Front pâle lèvres exsangues

Attente

Et le temps d’égrener son long chapelet d’ennui

Et le globe de valser

Et moi de tituber d’ivresse

Flirtant avec le vide

Et j’ai crié ton nom

Crié ma peur 

Tandis qu’hurlait l’écho !

 

Dis, sais tu la couleur du vent

Quand souffle le blues ?

LOU




















  " Au plus fort de l'orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer. C'est l'oiseau inconnu. Il chante avant de s'envoler."
Les Matinaux(1950)_ René Char




















   "Comment vivre sans inconnu devant soi?"
Fureur et Mystères(1948), Le poème pulvérisé_ René Char
















 " Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s'habitueront."
Les Matinaux(1950)_ René Char



















   Je n'ai pas peur, j'ai seulement le vertige. Il me faut réduire la distance entre l'ennemi et moi. L'affronter horizontalement."
Feuilets d'Hypnos(1946)_ René Char




















"Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir."
Feuillets d'Hypnos(1946) René Char
















 " C'est bien la pire peine de ne savoir pourquoi, sans amour et sans haine, mon coeur a tant de peine".
Paul Verlaine











 La croisade des enfants

"Pourra t on un jour vivre sur la terre sans colère, sans mépris, sans chercher ailleurs qu'au fond de son coeur la réponse au mystère de la vie? Dans le ventre de l'univers des milliers d'étoiles naissent et meurent à chaque instant où l'homme apprend la guerre à ses enfants."
Jacques Higelin















" Acculmule puis distribue. Sois la partie du miroir de l'univers la plus dense, la plus utile, la moins apparente."
René Char